lundi 11 mai 2009

Comme un rêve...

J'ai aujourd'hui participé à une journée d'accueil du personnel de l'endroit où je travaille. Il y avait des collègues de travail à moi que je n'avais pas vu depuis plus de 6 mois (en saison hivernale, les opérations sont réduites et la plupart des employés sont saisonniers). En revoyant ces personnes, je savais que certaines avaient passé un hiver long et pénible, d'autres se sont bien reposés et certains avaient une telle motivation et une énergie positive à revoir leurs collègues. J'avais, dans mon bagage d'expériences depuis la dernière rencontre du mois d'octobre, vécu beaucoup de choses et récemment, la chose la plus importante et la plus grande est arrivée dans ma vie. Une joie et un bien-être indescriptibles se sont emparés de moi. Je me regarde dans le miroir le matin et je sais que je suis exactement la personne, la femme que je veux être. Mes collègues retrouvés l'ont senti et je n'avais qu'un désire ; leur partager mes émotions.

J'ai rencontré un homme qui me permet d'être heureuse et qui me fait voir la vie, ma vie, comme elle aurait toujours du être. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai eu des paturn amoureux où, à cause de ma détermination, mes projets, mon éducation, j'étais le provider, j'étais la personne forte et organisée qui fonce et qui tient le couple et les détails de la vie à bout de bras, à moi seule parfois. L'homme que j'ai rencontré me le dit et le fait (et je le sens) ; il prend soin de moi et m'a promis de toujours prendre soin de moi comme je le mérite, comme j'aurais toujours mérité. Une grande chanteuse a déclaré récemment que, en amour, "on cherche qui nous cherche". Fondamentalement, je n'ai jamais eu le souhait d'être malheureuse. Je n'ai jamais voulu avoir toutes les responsabilités sur mes épaules et je n'ai jamais désiré aimer plus que je ne serai jamais aimé. Je pense que je n'étais pas prête, mentalement et émotionnellement à être aimé aussi profondément. Maintenant que cet homme est entré dans ma vie, je le répète, je me sens être la personne que je veux. Je me sens aimé, je me sens voler et je suis au sens figuré, un petit oiseau qui goûte la liberté et le rêve.

Les mots sont parfois bien faibles pour décrire ce que l'on ressent intérieurement. Dire à notre partenaire "je t'aime" est d'une banalité et d'une facilité déconcertantes. Le ressentir dans ses trips, dans son cœur et dans sa tête, c'est une autre histoire. Une histoire que je n'avais jamais connu et que je n'avais jamais pensé que je vivrais un jour. Je sais, ceux qui me connaissent vont dire "tu es jeune, c'est normal que tu n'avais pas vécu ces émotions"... Tout de même, je me sens plus que privilégiée de me donner la chance de vivre ces émotions. Tout est si naturel, tout est un moment parfait. Un moment que je n'aurais jamais pu inventer... Dans nos têtes de petites filles princesses, on peut s'imaginer un coucher de soleil sur le bord de l'eau, avec un verre de rosé à la main à caresser les cheveux de l'homme rêvé, l'homme de notre vie... Dans la réalité, le vivre est un petit paradis de bonheur...

J'ai un immense besoin de le dire à tout le monde, de faire savoir mon bonheur... Il y a des gens dans mon entourage qui vivent présentement des épreuves difficiles. Je me sens parfois égoïste de vivre cette passion, d'avoir rencontré cet homme. J'aimerais que tout le monde autour de moi soit heureux. Je ne m'invente pas de lubies, cependant. Seulement, j'ai ressenti qu'une grande dame de ce monde a compris ce que je ressens. Elle a perdu l'homme de sa vie il y a quelques temps et quand elle m'a vu, quand elle a vu le sourire dans mon visage et le feu dans mes yeux, elle m'a prise dans ses bras et elle a pleuré. Nous n'avons rien dit, mais je sentais qu'on se comprenait parfaitement.

Je sais qu'il risque d'y avoir des épreuves à surmonter. Je sais qui je suis et qui il est ; nous avons un passé qui fait partie intégrale de nous... Eh bien tant mieux ! Nous pourrons vivre intensément tout ce qu'il y a et ce qu'il y aura à vivre. Ne pas perdre une minute, une seconde de notre vie. Elle est si précieuse. Le rêve et la réalité se rejoingent et ça, c'est gratifiant. Tout est possible, il faut seulement se donner et être qui nous voulons être.

Je vous souhaite de pouvoir vivre celà un jour, pour la vie.

Mylène

vendredi 24 avril 2009

Ouvrir les yeux

J'ai une très bonne amie à moi qui a donné naissance à son deuxième enfant récemment. Je suis allée lui rendre visite à l'hôpital (malgré le fait que j'ai une répugnance à entrer dans ces lieux) 24 heures après l'accouchement. J'ai eu la chance de voir le petit ouvrir ses yeux après son bain. Il avait de très beaux yeux bleus et il regardait autour de lui, mais sans vraiment voir quelquechose? Je me suis dit que des fois, dans la vie, nous agissons exactement de cette façon. Nos yeux sont ouvert, parce que c'est physiquement un fait. On voit donc les choses physiques qui nous entourent. Cependant, il y a toutes sortes de filtres qui peuvent nous voiler la vue. Toutes sortes de facteurs, d'habitudes, de croyances, de gens, d'événements, de conditionnements, etc. qui font en sorte que ce que nous voyons n'est pas la réalité.

Bien sûr, on peut s'amuser ou se contenter de ce fait. On peut apprécier de percevoir le monde qui nous entoure sans être pleinement conscient de ce qui se passe. CE N'EST PAS MON CAS. Je cherche à connecter mes autres sens et aussi mes émotions à ce que je vois. Je peux me faire prendre à mon jeu, mais en général, je sens que d'ouvrir les horizons, d'enlever les filtres et de faire face est davantage satisfaisant pour moi. Faire face à la réalité, ce n'est pas toujours facile. On peut essuyer les pertes, les compromis, les peines, mais on ne peut pas se mentir à soi-même. Un jour ou l'autre, les coups et les déceptions qu'on aura vécus viendront nous secouer et la réalité sera difficile à ré-intégrer. Boire une dose de réalisme, mais également regarder avec son coeur. Regarder avec sa tête. Le plus difficile est peut-être de se regarder soi-même, avec nos défauts, mais quand on connecte pleinement avec la personne que nous sommes et la personne que nous voulons devenir, je crois qu'il n'y a pas de sentiment plus noble. Se regarder dans le miroir et se voir tel que nous sommes et se sourire. Je le souhaite à tous le plus souvent possible.

Il y a des situations ou des rencontres que nous faisons durant notre vie qui sont dues à des facteurs, des relations, du hasard aussi... Ces rencontres nous permettent de non pas changer notre vision, mais de l'ouvrir davantage. De faire tomber les filtres, de voir les possibilités que nos yeux ne voyaient plus. De s'auto-réaliser soi-même. Je pense que comme l'auto-actualisation n'est pas un besoin primaire, plusieurs ne se rendront pas là ou pas au même rythme. Cependant, lorsque nous sommes heureux de la personne que nous sommes, de ce que nous avons accompli et confiants dans l'avenir, une personne peut venir simplement vous aider à voir avec votre coeur et votre tête. Tout ceci se fait naturellement, sans rien forcer.

Peu importe nos aspirations, nous prendrons le temps de regarder autour de nous. Allons-nous y voir ce que nous voulons? Nous allons y voir ce à quoi nous aspirons. Je pense que chaque personne possède une bonté naturelle et une douce ignorance. C'est ce que je vois d'abord. Par la suite, si ma vision est la même que les gens autour de moi, nous connecterons à différents niveaux. J'ai la chance de voir et de ressentir des sentiments et un bonheur que mes yeux ne voulaient plus voir à cause de compromis et de "coups" (au sens figuré) que j'encaissais. Mes yeux sont ouverts, mon coeur aussi et ma tête reste toujours là-haut perchée à approuver mes choix (même si, pauvre tête, elle ne peut pas toujours expliquer la logique derrière tout ça). Soyez heureux, c'est ce qui compte.

Mylène

dimanche 19 avril 2009

Un enfant pour mes 30 ans?

C'est fou comme la vie nous permet de vivre des opportunités qui dépassent ce qu'on pourrait imaginer. On rencontre des gens, on vit des émotions, on apprend à se connaître et on se questionne... C'est peut-être le défaud de ma qualité ; je suis une personne très réfléchie et rationnelle, je pense avant d'agir... Un peu trop, il se peut. Surtout quand les "issus" auront une répercussion à long terme. Une décision importante, pour moi, ça demande de peser le pour et le contre plus d'une fois... Vous me voyez venir? Le tic-tac de mon horloge biologique comme à sonner. Dans deux ans, j'aurai 30 ans. J'ai des idéaux, des objectifs carriéristes, mais pour ce qui est d'avoir des enfants, je nage dans le néant pour l'instant.

Dans mon entourage, il y a toutes sortes de monde;
  • Des couples heureux avec leur marmaille. Ils ont de la difficulté à terminer leur mois, mais le bonheur de vivre leur misère avec des petits êtres à aimer et qui les aiment en retour compensent pour tous les maux qu'ils endurent.
  • Des couples qui se séparent après la naissance de l'enfant (ou même avant) car le changement est trop radicale. L'implication est trop demandante. Ou pour toute autre raison.
  • Des couples qui ne l'avaient pas vu venir, mais qui s'en sortent tout de même. Le dicton approprié serait "on va faire avec". Ils se font par la suite prendre à leur propre jeu et aiment d'un amour indescriptible leurs enfants.
  • Des couples où l'un des partenaires devient forcément malheureux de certains aspects que sa vie a prise. Qu'on me comprenne bien ; ils ne sont pas malheureux d'avoir eu un ou plusieurs enfants, mais leur liberté est restreinte, les projets changent...
  • Des célibataires qui se défoncent dans les études ou dans leur vie professionnelle... Ils n'ont pas renoncé à la progéniture, mais ils ne sont pas pressés, ils verront ce que la vie leur amènera (généralement, ce sont des garçons).
  • Des célibataires qui cherchent avec l'énergie du désespoir "le père de leur futurs enfants" car ils ont tellement d'amour à donner... Cette catégorie me turn off complètement!
  • Des monoparentales qui font tout ce qu'elles (ils) peuvent pour mener à bien l'éducation et l'encadrement de leurs(s) petit(s) et qui trouvent l'amour et la force de continuer dans le regard et la chaleur de leur(s) enfant(s).

Une femme très près de moi m'a déjà dit (et je trouvais que c'était très stéréotypé, mais j'y réfléchi) que d'avoir des enfants, ça change tout. Suis-je prête pour ça?

Je vais être très égoïste, mais je ne sais pas si je me sens capable de m'abandonner totalement pour un être. J'ignore si je suis prête à devenir une totale dépendance et une influence immense pour les années à venir. On parle d'un partage de valeurs, d'un apprentissage de la vie, d'une transmission de qui nous sommes comme individus vers un être totalement innocent et impuissant. Je trouve qu'il s'agit d'une responsabilité individuelle très émotionnelle qui est probablement la plus grande de notre vie.

Je vous avais prévenu, je réfléchi beaucoup...

OK, la décision se prend à deux. Mais, d'un point de vue féminin, je pense (je peux me tromper) que l'implication est d'autant plus grande et importante lorsqu'on est une jeune femme en âge de procréer. Je regarde les gens dans mon alentour et certains sont sur le mode "essai-erreur"... Ils ne s'en font pas et ils feront face à la musique le moment venu. Ces gens m'impressionnent grandement. J'aimerais leur ressembler parfois. J'aimerais arrêter de me questionner sans cesse. Je suis cependant consciente qu'il vaut mieux se questionner maintenant que trop tard... La spontanéité n'est pas toujours un bien nécessaire. Un humoriste a déjà dit que "les enfants, c'est pas de la visite. Ça ne part pas. Ça reste toujours là". C'est ce contrat à long terme qui me fige un peu...

Je pense que la réponse la plus sincère à tout celà est que je ne suis pas prête. Pas maintenant. Quand j'aurai 30 ans, j'écrirai une chronique sur "Un enfant pour mes 35 ans" !

Mylène

mardi 14 avril 2009

Il faut commencer quelquepart...

OK. Well...

Le 21e siècle (9 ans plus tard!). Mon blogue créé, c'est le temps de rédiger. Après avoir appris comment fonctionnait Facebook (quelle façon rapide de revoir ses ex ou ex-fantasmes de jeunesse!) et mon cellulaire, voici le temps d'écrire dans mon propre blogue. Terminé le journal "intime" qui sent le parfum cheap avec son petit cadenas clé-universelle, bienvenue dans la nouvelle technologie d'aujourd'hui. Je n'ai pas la prétention d'être une écrivaine-née, mais comme je me dirige lentement vers la rédaction d'un mémoire de maîtrise, je me suis dit qu'il fallait commencer quelquepart. D'autant plus que la connectivité risque d'être exploitée dans ce dossier. So, c'était l'introduction!! La rédaction in english suivra sous peu...

Pour une fille dont la connexion Internet fonctionne au charbon (le-bon-vieux-dial-up), il faut me donner une chance. En fait, ce qui m'a donné le goût de commencer ce blogue est la lecture que j'ai moi-même faite d'un blogueur rencontré aujourd'hui en personne. C'était totalement hilarant! Comment rencontrer l'âme soeur à 40 ans et quoi dire et ne pas dire lorsqu'on se "vend" sur les sites de rencontre... Un sujet qui mérite réflexion ! Mais pas aujourd'hui car j'ai deux chiens qui attendent que "maman" termine ses balbutiements sur le Web pour les nourrir.

Rien de trop compromettant pour ces débuts !

À suivre...